Crowdequity : devenir actionnaire d'une entreprise

Le crowdequity consiste à acquérir des parts d'une entreprise, le plus souvent une start-up ou une PME en levée de fonds, en échange d'un apport en capital. L'investisseur devient actionnaire minoritaire et espère une plus-value à la revente de ses parts — un horizon généralement long (5 à 10 ans) et incertain, la majorité des jeunes entreprises ne parvenant pas à ce stade de revente.

Crowdlending : prêter à un taux fixé à l'avance

Le crowdlending consiste à prêter une somme à une entreprise ou à un porteur de projet, avec un taux d'intérêt et une échéance fixés au moment de la souscription. Le rendement affiché est connu à l'avance, contrairement au crowdequity, mais le risque de défaut de l'emprunteur — c'est-à-dire de non-remboursement partiel ou total — reste le principal risque à intégrer avant d'investir.

Un cadre réglementé, pas un risque supprimé

Les plateformes de financement participatif opèrent en France sous un statut réglementé (prestataire de services de financement participatif, PSFP, encadré par le règlement européen), avec des obligations d'information sur les projets proposés et les risques associés. Ce statut encadre la plateforme elle-même, pas la réussite du projet financé : le risque de perte en capital reste entier et propre à chaque dossier.

Diversifier plutôt que concentrer

Compte tenu du risque de défaut propre à chaque projet, répartir un même budget sur plusieurs dossiers plutôt que de tout miser sur un seul reste la précaution la plus citée par les professionnels du secteur — un principe déjà présent dans notre guide pour investir en ligne quand on débute. Pour une épargne qui doit rester disponible à tout moment, le crowdfunding n'est pas le bon support : voir plutôt les enveloppes PEA, assurance-vie et compte-titres.