Étape 1 : la simulation, une estimation non engageante

Une simulation en ligne donne une mensualité et une capacité d'emprunt indicatives à partir de quelques informations déclaratives (revenus, apport, durée souhaitée). Elle ne constitue ni un accord de principe ni une offre de prêt — c'est un point de départ pour cadrer un projet, pas un engagement de la banque.

Étape 2 : le dossier complet

Le dossier réel nécessite les justificatifs habituels : avis d'imposition, bulletins de salaire, relevés de compte, compromis de vente si le bien est déjà identifié. C'est à ce stade que la banque évalue réellement le dossier, avec une logique proche du scoring de crédit digital déjà utilisé pour le crédit à la consommation, mais avec une analyse plus poussée compte tenu des montants en jeu.

Étape 3 : l'offre de prêt et le délai de réflexion

Une fois le dossier accepté, la banque émet une offre de prêt écrite, qui détaille le TAEG, le coût total du crédit et les conditions de l'assurance emprunteur. Un délai de réflexion obligatoire de 10 jours s'applique avant toute signature — impossible d'accepter l'offre avant ce délai, même en cas d'urgence sur le projet.

Passer par un courtier pour comparer

Un courtier comme Pretto ou Cafpi mutualise la démarche : un seul dossier transmis à plusieurs banques partenaires, avec une négociation sur le taux et l'assurance emprunteur. La rémunération du courtier est en général une commission versée par la banque à la signature, sans frais pour l'emprunteur si le prêt n'aboutit pas.

Erreurs à éviter

Comparer uniquement le taux nominal sans regarder le TAEG (qui inclut l'assurance et les frais de dossier), négliger la délégation d'assurance emprunteur qui peut représenter une économie significative sur la durée du prêt, ou déposer un dossier incomplet qui retarde la réponse de plusieurs semaines : ce sont les trois erreurs les plus fréquentes signalées par les courtiers.